La gestion et la conservation
L’une des missions de Seine et Yvelines Archéologie est de gérer et conserver les collections mises au jour. Ces objets composés de matériaux très divers, en pierre, céramique, verre, métal ou matière organique (os, bois, cuir, tissu) nécessitent pour chacun d'entre eux une chaîne de traitements adaptés, indispensables à sa conservation et son étude.

Afin de permettre leur étude et leur restauration éventuelle, chaque vestige prélevé lors de la fouille doit d'abord faire l'objet d'un nettoyage. Cette 1ère étape du "lavage" sera adaptée en fonction de la fragilité de l'objet et de sa sensibilité à l'humidité. Certains peuvent être pris en charge directement par la restauratrice qui applique si besoin des mesures de conservation curative (consolidation ou stabilisation). Une fois traités, les objets sont triés par matériau et classés par unité d'enregistrement (n° correspondant à la localisation de l'objet sur le site).

Il est parfois nécessaire de marquer les fragments découverts afin de conserver des informations sur leur provenance. Cette étape consiste à inscrire sur chaque fragment un numéro d’opération archéologique, ainsi que des références liées à son emplacement (comme le numéro de la zone, de la tranchée, ou des unités stratigraphiques).
L’inscription se fait sur une partie discrète de l’objet et doit être réversible. Pour ce faire, une couche de vernis est appliquée au préalable, créant une surface lisse et imperméable qui permet d'écrire à l’encre de Chine.
Cette démarche est particulièrement importante lorsque des morceaux d'un même objet proviennent de différents contextes stratigraphiques. C’est un travail minutieux, surtout lorsqu'il s'agit de numéroter des milliers de fragments de céramique !

L'assemblage ou le remontage des fragments consiste à rechercher les morceaux qui s’accolent, sur le principe d’un puzzle en trois dimensions, et de les assembler temporairement au ruban adhésif, le temps de l'étude.
Dans le cas d’un remontage de céramiques, l’observation attentive des différents tessons permet d’effectuer un tri par type de pâte, couleur, épaisseur... et de répérer les éléments remarquables (bord, fond, anse, décor, etc.). Cette phase demande de la patience et de la minutie : un seul vase peut être constitué de plus d’une centaine de fragments...

L'inventaire permet d'enregistrer et de centraliser sur une base de données toutes les informations relatives aux objets et à leur documentation. Il permet de décrire chaque vestige de manière précise (datation, localisation, technique de fabrication...) et de l'identifier au moyen d'un n° d'inventaire, qui sera reporté sur une étiquette attenante à l'objet.
Toute la documentation associée (photographies, dessins, radiographies) est également inventoriée. Ces images permettront, notamment, d'illustrer le rapport scientifique de l’opération archéologique ou une action de médiation vers le grand public.

Une fois l’étude achevée, les collections objets sont stockés conservées dans des réserves magasins équipés d’étagères mobiles pour optimiser l’espace, et de quelques étagères fixes pour les objets les plus fragiles.
Chacune des boîtes est numérotée ainsi que les étagères. Ces références sont ensuite reportées sur les fiches d’inventaire des objets pour pouvoir les localiser facilement.

Une fois l’étude achevée, les objets sont stockés dans des magasins équipés d’étagères mobiles pour optimiser l’espace, et de quelques étagères fixes pour les objets les plus sensibles aux vibrations.
Chaque boîte et étagère est numérotée. Ces références seront reportées sur les fiches d’inventaire des objets, pour pouvoir les localiser facilement.

Des mesures de conservation préventive sont appliquées pour préserver les collections sur le long terme. Pour cela, le climat est surveillé régulièrement dans les espaces de stockage au moyen de thermohygrographes (appareils qui permettent d’enregistrer la température et le taux d’humidité relative (HR).L’architecture de ces réserves est conçue pour assurer une température stable, entre 18 et 20 °C, et un taux d’humidité relative de 50-55 %, qui convient à la majorité des objets. Seuls les métaux, doivent être conservés dans une atmosphère plus sèche (HR inférieur à 40 %). Une salle équipée d’un déshumidificateur leur est dédiée exclusivement.

Tous ces objets sont mis à la disposition des étudiants et chercheurs. Ils peuvent être aussi présentés lors d’expositions temporaires, ou prêtés à des musées ou centres culturels qui en font la demande. Ces prêts sont toutefois soumis à l'autorisation des propriétaires d'objets et la remise d'une attestation d'assurance "clou à clou".